Visite d’un représentant de l’IFDC à l’ENS en compagnie de trois écoles secondaires
Créé par BUTOYI Bernard
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Dans le cadre d'une visite auprès de ses partenaires, l’IFDC (International Fertilizer Development Center) s'est rendu à l’École Normale Supérieure (ENS) ce mardi 23 juin 2026.
Pour l'occasion, le représentant de l'organisation était accompagné par des élèves issus de trois établissements :
- Le Centre d’Enseignement des Métiers de KABURANTWA (Cibitoke) ;
- Le Centre d’Enseignement des Métiers de KIBERE (Gitega-Gishubi) ;
- L'ITAB Mweya (Gitega).
Le projet de vermicompostage (technique de valorisation des déchets par les vers de terre) étant une initiative de recherche financée par l’IFDC, l'organisation a réuni les élèves de ces différentes écoles afin de leur permettre de découvrir de près le projet en cours, intitulé : « Recherche multidisciplinaire pour valoriser les déchets organiques à travers la technologie de vermicompostage ». Ce projet ambitieux est mené par le Dr Eric Gilbert Kazitsa, en étroite collaboration avec la chercheuse Rachelle Buhintahe.
En l'absence de Madame le Directeur Général, l'accueil des visiteurs a été chaleureusement assuré par Madame IRAKIZA Zuena, attachée de direction chargée de l’administration, qui a pris la parole pour leur souhaiter la bienvenue.
Le Dr Gilbert KAZITSA a débuté son exposé en présentant les défis majeurs à l'origine de cette recherche :
- Une pression démographique et alimentaire : l'augmentation exponentielle de la population face à une demande croissante en aliments.
- Des crises environnementales : la pollution de l'air ainsi que la dégradation et l'acidification des sols arables, qui compromettent directement la production agricole.
En somme, ces facteurs constituent une menace immédiate pour la sécurité alimentaire et le bien-être des générations actuelles et futures. Face à ce constat, il a souligné l'urgence d'engager des actions concrètes. Parmi les solutions proposées figure la « Recherche multidisciplinaire pour valoriser les déchets organiques à travers la technologie de vermicompostage ».
Ces travaux de recherche s'inscrivent de manière cruciale dans le développement agricole et environnemental du pays, dont plus de 70 % des sols présentent un besoin pressant en vermicompost.
Il a été exposé aux visiteurs que ce fertilisant, à la fois propre, stable et doté d'une excellente capacité de conservation, se distingue par sa richesse nutritionnelle. Son application permet non seulement de maximiser les rendements, mais aussi de sublimer les qualités gustatives et nutritionnelles des récoltes (notamment par l'augmentation du taux de sucre). L'efficacité de ce procédé a été validée par des essais culturaux sur le riz, la tomate, le tournesol et le haricot.
Quant aux capacités de production, elles se structurent en trois paliers : une petite échelle (inférieure à 500 kg/jour), une moyenne échelle (500 kg/jour) et une infrastructure industrielle à grande échelle (7 500 kg/jour).
Le Dr KAZITSA a expliqué que le vermicompost est produit grâce à des vers de terre composteurs, une espèce encore méconnue au Burundi. Après avoir détaillé tout le processus de fabrication aux élèves et à leurs enseignants, il les a guidés sur le terrain pour leur faire découvrir le site expérimental de cette recherche.
Après la présentation, le bilan a mis en évidence le grand intérêt de ce voyage d'études. Les élèves ont alors été invités à concevoir des projets de vermicompostage à mettre en œuvre au terme de leur formation dans leurs différentes localités .